Laisser pousser la nature en ville, ... Pourquoi faire ?

mercredi 9 juillet 2014, par MD

Laisser pousser la nature en ville,… Pourquoi faire ?

Pas facile de faire cohabiter herbes et trottoir.

Face à la réglementation cette question est un véritable enjeu pour la commune et le service entretien des espaces verts.

La réglementation sur l’emploi de produits phytosanitaires évolue. Les produits phyto comme les herbicides, les fongicides, les insecticides sont de plus en plus reconnus comme néfastes pour la santé, et l’environnement.

En 2020, l’emploi de ces produits sera interdit sur les espaces publics. Il va donc falloir s’en passer, et ce changement de pratique va amener une évolution dans l’entretien de la commune. Plus de pesticide sur les trottoirs, plus de pesticide sur le chemin de l’école ! Nous voilà rassurés, mais aussi inquiets.

Comment lutter contre le pissenlit indésirable du trottoir ? Un vrai dilemme, des vraies questions de fond.

La commune a commencé à mettre en place une gestion différenciée des espaces verts. Cela veut dire que certains endroits sont moins fauchés, moins tondus parce que cela n’était pas nécessaire et que le cycle de la plante s’en trouve ainsi amélioré. Le temps gagné à ne pas tondre peut devenir du temps consacré au désherbage mécanique, cela devient une alternative au désherbage chimique.

La commune veut dès aujourd’hui se préparer à ce changement de pratique demandé pour 2020. Les alternatives aux pesticides ne sont pas faciles à mettre en place, celles-ci demandent de l’entrainement, des efforts, et donc suppose aussi parfois d’accepter quelques échecs.

Le projet actuel est de moins faucher certaines zones, et de changer le fleurissement en allant vers des plantes demandant moins d’entretien. Les sentes sont donc coupées en zone centrale uniquement, pour permettre le passage des piétons mais aussi la croissance complète des végétaux sur les côtés. Un petit labyrinthe est en cours d’élaboration rue Mermoz, alternant hauteur d’herbe et petits chemins. Des essais de jachères sont en cours.

Ces changements de pratiques ne sont pas faciles à mettre en place. Il faut du temps. Les résultats ne seront pas immédiats. Il faut accepter une période de transition.

L’expérience d’autres communes montre qu’il faut compter deux ou trois saisons de fauches complètes pour que la végétation s’harmonise et s’équilibre. Cette période de transition peut être perçue comme un moment inconfortable pour les équipes et aussi les habitants.

C’est en travaillant ensemble que la commune pourra réussir cette évolution.